Les trois orientations
de travail pré-citées trouveront nécessairement leur
cohérence dans la mise en oeuvre dont nous avons dégagé
certaines voies parce que précisément elles correspondent
à certaines spécificités culturelles et sociales déjà
existantes sur le territoire corse. Nous ne pouvons augurer à l'avance
des développements qui y seront apportés et qui seront certainement
riches d'enseignement et de perspectives inédites. Aussi des études
et des expertises devraient elles en suivre le cursus pour en adapter les
résultats obtenus afin d'optimiser le programme que nous proposons.
La mutualisation des ressources
devrait se faire d'autant plus naturellement que les différents
partenaires trouveront avantage à oeuvrer ensemble :
- Sociétés de
production multimédia
- Associations de sensibilisation
à l'environnement
- Radios locales
- Musées
- Chanteurs et musiciens
- Architectes de réseaux
(utilisant des Systèmes d'Information Géographiques)
Les
entreprises de production multimédia
parce que leur développement passe nécessairement par
la modernisation de leurs pratiques et les évolutions apportées
par les ntic tandis, qu'au contraire, un isolement professionnel les
condamneraient. La coproduction de CD Roms et DVD par les artistes pouvant,
à contrario, leur assurer des ressources économique à
moyen terme : ventes au tourisme, collectivités, institutions
culturelles. Les films pouvant être distribués par des
chaînes régionales ou spécialisées dont le
public sera sensible à l'exemplarité et l'originalité
de telles créations, qui, partant de réalisations élaborées
d'abord en proximité, témoignent exemplairement d'une
coopération de pratiques en "global" (sur le réseau des
réseaux), tout autant qu'elle contribuent à la défense
de cultures locales. Ces créations rejoindraient ainsi le patrimoine
vivant de l'humanité, en évitant la folklorisation (due
à un isolement ethnique surinvesti) et en ouvrant les musées
territoriaux sur leur environnement naturel et humain.
Les radios locales
trouveront naturellement leur intérêt à accueillir
dans leurs studios ces chanteurs qui assurent leur audience. D'autant que
ces radios devront elles-mêmes devenir productrices de contenus pour
trouver matière à diffusion, et utiliser le self-média
internet pour élargir leur aire de diffusion. Ce qui va les induire
aussi à oeuvrer en complémentarité aussi bien avec
les partenaires territoriaux que ceux de ces réseaux électroniques.
Les
artistes seront naturellement les premiers
à rejoindre de telles propositions qui, de stagiaires les rendra
formateurs et animateurs et stabilisera ainsi leurs activités
qui sont le plus souvent assez précaires et saisonnières
(excepté pour les plus célèbres d'entre eux). D'autant
que leurs prestations peuvent aussi bien se produire, de cette manière,
en Corse qu'à l'extérieur de l'île. Ils trouveront
sans doute aussi avantage à réaliser leur création
en numérique, et en placer des extraits sur le web pour s'assurer
eux-mêmes un public et une audience accrue.
Les associations de sensibilisation
à l'environnement, car elles souhaitent
populariser leur actions et seront certainement attentives à une
action qui positionne leurs adhérents et animateurs dans une conception
de l'environnement allant d'ensembles restreints et hyper-locaux à
des ensembles plus vastes et plus complexes. L'insertion des hommes dans
le monde s'y révélant ainsi non sectorielle, donc décisivement
participative; aux antipodes de tout conservatisme frileux, parce que plus
apte à dépasser les cloisonnements et les frontières.
Capables ainsi de défendre des valeurs qui ne négligent pas
le respect et la prise en compte du "contrat naturel" (Michel Serres) existant
entre les territoires d'origine et l'affirmation de ces cultures singulières
autant qu'universelles dont témoignent tout particulièrement
les artistes.
Les partenaires économiques
devraient accueillir favorablement une initiative et des productions culturelles
qui valorisent l'image de l'île, dynamisent le tourisme, et contribuent
à ouvrir aux producteurs insulaires les marchés continentaux
et étrangers en offrant des débouchés au télé-travail
(le secteur tertiaire est en Corse très développé).
Quant
aux réseaux électroniques,
des coopérations effectives sont en cours, et des programmes
locaux de développement multimédia ont été
proposés pour les construire collectivement : "Stantar'Isula",
"Una mimoria per l'avvene",
ect...
Une
bonne connaissance des études et des collaborations en Systèmes
d'Information Géographique (SIG) restent à encourager.
Voir le magazine de GeoRama
et le site d'Antioche pour exemple
de ce qu'elles apportent au développement local et l'aménagement
du territoire.